CONTRÔLE DES CHÔMEURS : DES SANCTIONS PLUS DURES QUE PRÉVU

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Selon une étude réalisée par Pôle emploi, 12% des demandeurs d’emploi ne recherchent pas un emploi de manière active.

En mars dernier, le ministère du Travail avait annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre des chômeurs. Certaines d’entre elles se voulaient plus clémentes alors que d’autres, plus fortes. D’après un décret publié dimanche 30 décembre au Journal officiel, certaines sanctions prévues contre les chômeurs qui ratent un rendez-vous par exemple ont été largement durcies. En effet, si une personne inscrite à Pôle emploi manque un rendez-vous avec un conseiller, selon les premières annonces du ministère du Travail, elle devait alors être sanctionnée de 15 jours de radiation des listes. Finalement, comme le révèle L’Obs, ce sera un mois de radiation, selon le texte du décret. Cette sanction passe à deux mois si deux manquements et quatre mois au “troisième manquement” constaté.

Allocation supprimée dès deux emplois refusés

Même constat pour les chômeurs qui refusent à deux reprises des offres d’emploi paraissant pourtant raisonnables, le décret stipule que leur allocation sera tout simplement “supprimée”. Pourtant, le gouvernement avait lui simplement évoqué des sanctions dites graduelles, à savoir une suspension de l’allocation d’un mois la première fois, de deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois. Il était alors précisé que l’allocation commencerait à être amputée à partir du deuxième refus.

Ce contrôle sera effectué par l’intermédiaire d’un “journal de bord” qui sera rempli par les demandeurs d’emploi. Ces derniers renseigneront tous les mois leurs différentes démarches effectuées pour trouver un travail. Dès mi-2019, ce nouveau dispositif sera expérimenté dans deux ou trois régions françaises pendant un an avant un potentiel élargissement à tout le pays.

>> Lire aussi : Chômeurs : attention à cette nouvelle arnaque qui pourrait vous coûter cher !

Alors que Pôle emploi a publié l’été dernier une étude disant que 12% des demandeurs d’emploi ne cherchaient pas activement un emploi, ce nouveau dispositif devrait inciter les chômeurs à faire plus de démarches pour sortir de cette situation.

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